Jean-Pierre Abraham sur le phare d’Ar-Men

 

Reportage de Jean Pradinas sur la vie de gardien de phare au large de l’Île de Sein. Les commentaires sont de Louis Roland Neil.

7 Réactions à “Jean-Pierre Abraham sur le phare d’Ar-Men”

  1. Morel

    Bonjour.

    J’essaye en ce moment d’attirer l’attention des autorités, de tous les passionnés de la mer, de la Bretagne et du Patrimoine maritime français sur l’état alarmant du phare d’AR-MEN.

    Isolé à l’ouest de l’île de sein, ce petit phare devenu mythique, construit dans des conditions éxtrêmes il y a plus de 130 ans, est aujourd’hui totalement abandonné, fissuré de partout, prèt à s’écrouler.

    Il est le plus célèbre phare au monde, le plus difficile à construire, le plus photographié, le plus isolé, le plus exposé,
    il représente à lui seul tout ce que le génie civil a su mettre en oeuvre dans des conditions insensées pour la vie des marins.
    Il est la trace de la sueur et de la vie de quantités de gens qui ont lutté contre les éléments au service des autres.

    Les maigres budgets, insuffisants pour un entretient correct des phares français, sont soit captés pour des usages uniquement administratifs,
    soit pour le rafistolage de certains édifices à terre bien en vue du public.
    Et pendant ce temps, le plus extraordinaire, le plus mythique de tous les phares, attend le jour où il va tomber à la mer.
    A la vue de son état, c’est aujourd’hui une question de quelques mois (au pire), ou d’une poignée d’année (au mieux).

    Vu qu’il est difficile d’accès pour le grand public et que celui-ci n’est sensibilisé par aucun média sur le triste sort de cet édifice plus que centenaire,
    d’importance pourtant majeure dans l’histoire des phares et balises, les autorités compétentes se contentent d’éviter le sujet, et de le laisser s’écrouler dans l’indifférence générale.

    La seule chose qui puisse sauver AR-MEN aujourd’hui, serait que les médias veuille y prèter attention, et puisse mobiliser du monde pour qu’une action soit possible.
    Il ne s’agit pas d’un chateau, d’un building, d’une cathédrale, mais juste d’une petite tour de 29 mètres. Son état et des travaux nécéssitent des fonds, mais rien d’Elyséen.

    J’en appelle à tous les amoureux de la mer, aux journalistes, aux médias, qui peuvent aider (et vite!) la situation avant qu’on ne découvre trop tard qu’AR-MEN s’est éffondré sans que personne ne réagisse.

    Cordialement.

    Merci.

  2. simon

    Bonjour, j’ai photographié ARMEN il y à quelques mois, lors d’un séjour à l’ile de Sein, sur les rochers, il faisait beau et grace à un objectif assez puissant, j’ai noté que ses inscriptions Armen disparaissaient sur les cotés dues aux attaques de la mer.Notre France passe son temps à financer à l’étranger, sans parler des dons à ceux qui n’attendent que ça pour continuer leurs inactivités et leur assistanat.Et le patrimoine Français pendant ce temps, et bien il se lézarde, alors tirons la sonnette d’alarme, dans notre pauvre pays où le panier perçé de l’état sert à engraisser le subversif., le pleurnichard Oui, c’est la colère qui me fait parler, est-ce que les Phares et balises n’ont pas des bras, de la peinture, de la force à donner pour sauver notre histoire?
    Et bien il n’ont qu’à embaucher les fainéants prétentieux qui pointent , ils n’ont qu’à les emmener là-bas au large, ils prendront l’air et serviront à une bonne cause Vous avez raison sauvons ce qui est vraiment Français, le reste n’existait pas lors de la construction de ces merveilles de pierre et de technologie
    J’ai honte de ce que nous ne sommes plus capable de faire.

  3. simon pascal

    Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec le propos de la personne ci-dessus.J’ai une grande passion pour les Phares Français, et l’Armen est vraiment un Phare rendu plus que beau dans le magnifique ouvrage de Jean Pierre Abraham ARMEN. Il est vrai qu’en France on finance tout et n’importe quoi sans se pencher sur ce qui se délabre dans notre Patrimoine. Et le Phare de Kéréon, et celui de la Jument, alors on se dit en haut lieu, bof, ça peut attendre, oui, mais la mer est là, et elle use, ronge, et viendra à bout de ces merveilles de pierre si chèrement construits en sueur et efforts inouis.Alors messieurs les cols blancs qui signent des paperasses, des lois, des interdits, qui inventent des idioties les une après les autres, lancez une idée du genre SAUVONS LES PHARES DE FRANCE, enyvoyer des fonds plutôt aux Phares et Balises qu’au cancer, pendant un temps bien sur, et nous pourrons peut-être redorer notre Patrimoine maritime? Bon, je laisse la place à quelqu’un d’autre, restons Bretons, Français, car le reste….

  4. CAHEN Noël

    Bonjour,
    Désolé, je ne suis pas breton, je suis lorrain d’origine et je suis l’un des arrières petits fils d’Alfred Cahen, ingénieur des ponts (comme on disait à l’époque), qui a participé à cette extraordinaire aventure. Je dis parfois (c’est de l’humour…) que c’est le seul phare breton dont la réalisation a été dirigée par un lorrain. Et pourtant, ce phare mythique est dans les coeurs de tous les bretons et il appartient à tous les français. Nous avons appris récemment que le gouvernement français allait racheter la frégate construite pour les russes pour un montant dépassant le milliard d’Euros. L’entretien et la réparation de nos phares mythiques ne représentent pas cette somme. J’en conclus assez rapidemment que ce n’est pas dans les priorités de nos hommes politiques.
    Il nous reste deux types d’actions possibles:
    faire pression sur nos élus dirigeant la France (mais l’issue est incertaine)
    Organiser par le biais d’associations et de bénévoles la réparation d’urgence de ces phares , dont bien sûr le phare d’Ar’Men. Ce genre de situation s’est déjà produit et l’élan associatif a parfois fait bouger nos chères administrations…
    Existe-t-il déjà un mouvement organisé matériellement et financièrement? Pour faire des dons, il faut aussi de l’organisation. Où en est-on actuellement ?
    Cordialement

    • AThérèse a

      il faudrait signaler ce phare à stephane Bern charger du patrimoine pour obtenir une remise en état

  5. CAHEN Daniel

    Comme repris dans l’article ci-dessus, la promesse d’une « destruction naturelle programmée » par la seule volonté délibérée par l’Administration de ne plus entretenir cette construction héroïque est une insulte à tous ceux qui, du maçon à l’ingénieur, ont payé de leur héroïsme pour défier cette impossibilité à laquelle nul n’était a priori tenu. Je pense à ma famille, impliquée dans cette aventure de 1861 à 1874, par un bisaëul prénommé Alfred dont me parlait souvent mon grand-père et dont il était fier. Quel mépris à l’adresse de nos anciens… Et comment briser cette odieuse indifférence au devenir de ces « œuvres de l’impossible » pourtant classées au répertoire des Monuments Historiques ? Ma petite plume ne peut faire grand’chose… alors que des gens dotées de pouvoirs et d’argent se taisent ou ferment leurs yeux sur « une non assistance à ouvrage d’art en danger »… notion qu’il faudrait judicieusement développer pour en rendre plus d’un responsables. Non. L’Ar-Men vaut bien plus que la prédiction de l’ingénieur Reynaud…

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