EDITO – Un patrimoine immergé unique

Siècle après siècle, les navires ont croisé au large de nos côtes et, par manque de visibilité, en raison de courants violents, de brume traîtresse, d’avarie mécanique, d’intempéries soudaines, se sont abîmés, ont été drossés sur les roches hérissées et ont été engloutis par les flots emportant dans les abysses équipages, armes, draps d’Angleterre, vins de Gascogne, louis d’or ou lingots de plomb… Tel est le sort tragique de nombreux vaisseaux devenus épaves aux histoires dormantes. Selon l’Unesco, elles sont quelque trois millions à reposer au fond des mers, dont près de deux cent mille pour les seules eaux territoriales françaises. Dès 1966, sous l’impulsion d’André Malraux, est créé un service spécialisé, devenu le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), dépendant du ministère de la Culture.

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